Face à la douleur, le réflexe de l’automédication est fréquent, mais il impose une grande vigilance, d’autant plus lorsque l’organisme est mis à rude épreuve par les températures élevées.
“Le paracétamol peut être utilisé en automédication pour une douleur modérée, à condition de respecter la dose maximale et de ne pas cumuler avec d’autres médicaments qui en contiennent”, conseille le Dr Gérald Kierzek.
Quid des anti-inflammatoires ? La prudence est de mise. “Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent aider dans certaines douleurs inflammatoires ou d’arthrose, mais ils ne sont pas anodins, surtout en cas d’insuffisance rénale, d’ulcère, de maladie cardiovasculaire ou de déshydratation”, avertit l’urgentiste. Rappelez-vous enfin que les traitements de fond dépendent entièrement de la cause : la goutte, la polyarthrite, l’arthrose ou une infection ne se traitent absolument pas de la même manière.
Enfin, restez attentif aux signaux de votre corps : consultez rapidement un médecin si une articulation devient très gonflée, rouge et chaude, si la douleur apparaît de manière brutale, si vous présentez de la fièvre, une difficulté à marcher, ou si plusieurs articulations sont touchées simultanément avec une fatigue importante.